Géométrie sociale

Artistes

Voici les artistes participant à l'Urbaine Urbanité IV 2006

Philippe Côté

  • Pignons du Pont
  • Philippe Côté
  • Qu'où donc le viaduc Berri ?

« Je cherche des ruines. Chaque époque en produit des nouvelles. Lesquelles nous seront spécifiques : la vie urbaine, les autoroutes, nos lieux natals, certaines vitesses, des moeurs, la nature, les masses médias ? »

Philippe Côté est un ami des ruines. Praticien en art médiatique et public, ancien libraire avec une formation en philosophie, il est actif dans les milieux du patrimoine et de l'urbanisme, notamment en tant que coordonnateur de l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal.

Il fut un des trois membres de .(La Société de Conservation du Présent), un collectif d'artistes fondé le 6 février 1985 à Philadelphie.

  • Implication civique

Philippe Côté est représentant de la population de l'île de Montréal au conseil d'administration du Centre hospitalier de l'université de Montréal (CHUM). Il est membre des Tables en aménagement dans les quartiers Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve. Au nom de l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal, il participe aux travaux du Réseau Patrimoine Montréal, de Culture Montréal, du Conseil régional en environnement de Montréal et du Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve. Jusqu'à tout récemment, vice-président du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec, administrateur à la Corporation de développement économique et communautaire de Centre-Sud/Plateau Mont-Royal, et président du centre d'artistes le 3e Impérial (Granby).

  • Notice biographique

Natif du quartier Saint-Jacques, et maintenant résidant de Sainte-Marie, j'ai fréquenté l'école primaire Salaberry - maintenant le Comité Social Centre-Sud -, puis les écoles Lionel-Groulx annexe et Le Plateau.

Après avoir étudié au cégep Maisonneuve et au cégep du Vieux-Montréal, j'ai reçu une formation en philosophie à l'Université de Montréal et à l'Université du Québec à Montréal.

J'ai ensuite été libraire à Montréal et à Trois-Rivières. Depuis les années 80, j'oeuvre dans le milieu des arts actuels. J'ai débuté par une exposition rétrospective au Musée d'art contemporain de Montréal (Entre la magie et la panique, 1983) pour ensuite travailler pour des galeries éphémères dans l'Est du centre-ville et sur le Plateau. Puis en 1985, j'ai fondé un collectif d'artistes, dont la spécificité était d'oeuvrer avec les nouvelles technologies de l'information. Le collectif .(La Société de Conservation du Présent), boursier du Conseil des arts du Canada, est demeuré actif jusqu'en 1994.

Au cours des années 90, mon intérêt s'est porté sur l'aménagement du quartier Centre-Sud, et plus spécifiquement, sur les abords du pont Jacques-Cartier. Un site fluvial exceptionnel propice à l'établissement métropolitain d'un pôle urbain et patrimonial. En 1996, à la suite du sommet socio-économique qui mena à la fondation de la Table en aménagement de Centre-Sud, j'ai participé au comité de coordination de la Table jusqu'en 2003.

En 2001, alors que la SAQ projetait d'agrandir la Galerie des vins dans la Prison-des-Patriotes, je suis intervenu pour proposer avec succès un centre d'exposition à la Prison-des-Patriotes au Pied-du-Courant en convoquant la Commission des biens culturels du Québec. Le Centre d'exposition des Patriotes est maintenant ouvert au grand public.

Au moment de l'annonce du prolongement de l'autoroute Ville-Marie entre les rues Amherst et Dickson, j'ai fondé le Groupe de recherche urbaine Hochelaga-Maisonneuve enfin d'élaborer une solution de rechange fondée sur un aménagement durable de l'Est de l'île de Montréal. Ces options d'aménagement ont fait l'objet de conférences à la demande de l'Agence métropolitaine de transports (AMT) et du département d'études urbaines de l'UQAM. Elles furent retenues en 2002 dans les recommandations finales de la Commission sur la mobilité inter-rive dirigée par Roger Nicolet.

Au cours des dernières années, j'ai collaboré à plusieurs événements, comme coordinateur ou participant, tant en art actuel qu'en aménagement du territoire, et qu'en politique municipale. En voici une liste brève :

En art : Pont & Pays = Ruines (Centre-Sud 1999) ; Qu'où donc le viaduc Berri ? (ALICA 2001) ; Cité des Ondes – Station de pompage Craig (Champ libre 2001) ; Ruines amplifiées (Québec 2001) ; Carte de compétences (Engrenage noir 2002) ; Est : ‘ti-char (Centre-Sud 2003) ; Périmètre actif du Carré Viger (Dare-Dare 2005) ; Frontières en Sainte-Marie (Urbaine Urbanité IV 2006).

En aménagement du territoire : Tombeau ouvert sur la Ville-Marie (BAPE 2001) ; Se secouer le pont-pont - Plan d'urbanisme de Montréal (OCPM 2004) ; Montréal : métropole francophone des Amériques et plaque tournante en transport durable - Plan de développement économique (CMM 2004) ; Carré maudit ou l'hyper-centre de Montréal - Schéma d'aménagement et de développement (CMM 2005) ; Notes sur la Technopole de la santé (Commission économique du conseil d'agglomération 2006) ; Considérations inactuelles sur la Charte du piéton (Commission permanente du conseil municipal 2006) ; Quartier des Ateliers Rosemont (OCPM 2006).

En politique municipale, j'ai participé aux consultations publiques portant sur les politiques des écoterritoires, du patrimoine, de la culture, de l'habitation et en transport. En 2005, l'Atelier du patrimoine urbain de Montréal participait à la Coalition Faire Mieux qui s'opposa à la démolition du patrimoine populaire de la rue Ontario. La demande de référendum, signée par 337 résidants du quartier, bloqua jusqu'à l'automne 2006 les projets de démolition et de construction d'un édifice commercial « Pharmaprix » au coin des rues Champlain et Ontario.